C’est un jour historique : l’Assemblée Nationale a adopté le projet de loi ambitieux ayant pour but d’interdire les plastiques à usage unique d’ici 2040. Au cours de la nuit dernière, une majorité aussi ambitieuse qu’écologiste a adopté ce qui devrait rassurer Greta Thunberg elle-même : plus que vingt ans de pollution active financée par des groupes privés protégés par l’Etat.

Dans un même temps, ce même gouvernement n’a annoncé aucune mesure pour l’assainissement de la vie des travailleurs et travailleuses avant 2040.

Un léger oubli qu’Edouard Philippe a tout de même mentionné rapidement devant les caméras :

« Ne vous inquiétez pas, là on s’est occupé de la retraite des plastiques, la vôtre arrivera peu après. Promis, pas après 2050.« 

La déclaration passe mal. A droite, on critique un manque de clarté. Chez LR, on évite de parler du projet sur le plastique, mais « on aimerait bien savoir si le prochain gouvernement de droite aura des fondations assez injustes pour fonctionner. » A gauche, on rit. C’est Mélenchon lui-même qui a ouvert les hostilités : « Vous savez, moi plus rien ne m’étonne. La prochaine étape c’est qu’on nous annonce que les seuls qui pourront prendre leur retraite, c’est les flics et les ministres.« 

Brune Poiron, Secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire ou un truc du genre, se veut rassurante :

« Ce n’est pas une diversion. Et puis, 2040 c’est une deadline. Si nos objectifs sont atteints avant, vous aurez peut-être une réforme compréhensive sur les retraites avant votre mort. Franchement qu’est-ce qui compte le plus, que l’on finisse d’envoyer nos déchets en Malaisie le plus vite possible ou un détail politique sur le court terme ?« 

La suite des grèves risque de changer quelques points des deux projets, mais rien n’est moins sûr.

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