C’était il y a cinq ans : à onze heures trente, les frères Kouachi ouvraient le feu dans les locaux de Charlie Hebdo et faisaient 12 morts.

La population française s’unissait derrière Charlie Hebdo et décidait qu’il n’était sans doute pas possible d’être contre le terrorisme ET contre la propagande haineuse du magazine. Ce statut rendait Charlie Hebdo quasi impossible à attaquer et donnait à la direction l’occasion d’en profiter pour devenir encore plus beauf qu’avant et insulter les femmes voilées sans autre forme de réflection.

Plus étonnant encore, ce sont les citoyens et citoyennes et non pas la justice qui constituent cette protection et brandissent le célèbre « ouin ouin on peut plus rien dire bla bla les bougnoules bla bla je suis pas raciste » pour défendre l’indéfendable.

Bonne nouvelle : ces pros du versage de larmes de haine vont enfin servir à quelque chose puisque le gouvernement français a décidé d’envoyer les 16500 tonnes de larmes produites par les Charlie pendant cinq ans en Australie, afin d’aider à éteindre les incendies.

Le geste a été salué par l’Australie, un pays célèbre pour ses incendies mais aussi pour son islamophobie meurtrière et sa faune unique. Chez les Charlie, on est ravi. Justine Clanborde, 42 ans, est Charlie depuis 5 ans et est « heureuse de voir qu’on est toujours là et qu’on aide à sauver le monde. Notez que les musulmans on les entend moins là hein, qui c’est qui fait le taf, c’est nous !« 

Une consécration.

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