« Le procès a déjà lieu dans la presse et sur les réseaux sociaux, où la moindre image tronquée, découpée peut faire jusqu’à 3 millions de vues, marquer l’opinion publique et laisser penser que les forces intérieures auraient fauté. » Pour le ministre, il faut trouver le point d’équilibre. « Nous sommes dans une asymétrie injuste et moi, mon rôle, c’est de défendre nos forces de sécurité intérieure« 

Face à la diffusion massive de vidéos de violences policières, le ministre de l’intérieur a choisi de jouer la carte de la fake news. Pour lui, ces vidéos montrent qu’il faut un meilleur équipement pour la police. De meilleures caméras, avec une autonomie plus longue pour des vidéos POV de violences policières plus longues mais plus faciles à gérer pour l’IGPN.

« La retouche d’image et les infox sont le fléau de la république » continue-t-il, insinuant que de nombreux enregistrements sont falsifiés, quand bien même il existe des vidéos de plusieurs minutes prises par des journalistes qui attestent de l’inaptitude des forces de l’ordre à ne pas se comporter comme des hyènes sous crack.

Castaner, qui n’a pas réussi à convaincre, a tenté de jouer la séduction avec une nouvelle coupe de cheveux plus relax et tendance, mais là encore, il peine à s’attirer les bonnes faveurs d’un peuple qu’il blesse chaque jour un peu plus.

Les fake news sont-elles réellement le principal problème du gouvernement? Il est permis d’en douter, surtout lorsque Castaner, déçu de la réaction de son public, a sorti deux LBD-40 afin de chasser les journalistes présents à sa conférence de presse.

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