2,5 milliards d’euros pour les énergies renouvelables, c’est le nouveau pari de Fukushima. Financé par des banques privées, le projet consisterait à construire une vingtaine de centrales propres produisant de l’énergie solaire et éolienne sur un terrain toujours hautement radioactif.

Bien sûr, les inquiétudes sont fortes et si une majorité d’habitants de la région (54%) souhaite réaliser la transition vers des énergies renouvelables, personne ne souhaite mourir à cause des déchets radioactifs qui sortent du sol à chaque typhon.

Le gouvernement veut rassurer

D’après les experts envoyés par le gouvernement, la situation est stable et la zone devrait être décontaminée d’ici 2022, une version contredite par la météo des derniers jours. En effet, depuis ce lundi, des milliers d’oiseaux mutants tombent du ciel, ils ont perdu leurs ailes et ont évolué pour ressembler à des grenouilles. La population s’inquiète. Nahoko, qui travaille dans une boucherie non loin de Fukushima, ne croit pas la version officielle:

« Le gouvernement dit que c’est normal en cette saison et que ça veut juste dire que la saison des pluies sera un peu rude mais je n’y crois pas. J’habite ici depuis quarante ans et je n’ai jamais vu ça. C’est une catastrophe. » explique-t-elle en enfouissant son visage dans ses trois mains.

L’ONU a annoncé avoir envoyé une vingtaine de spécialistes du climat afin d’évaluer les risques présentés par les averses de grenouilles, mais à Fukushima, on ne se fait pas trop de faux espoirs, comme l’explique Rei, la fille de Nahoko :

« Je ne vois pas comment il ne pourrait pas y avoir de risques. Mon chien a un groin et a mangé papa. J’ai peur.« 

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