Reims – Damien ne le sait pas encore, mais il risque d’être viré avant la fin de la semaine.

Ce matin, lorsque son patron lui annonce que le restaurant restera ouvert 7 jours sur 7 malgré le manque de staff, il lui demande également s’il pourrait faire 50h cette semaine et 45 la semaine prochaine.

Damien, pauvre de lui, croit qu’il s’agit d’une vraie question et répond « Euh franchement c’est beaucoup trop, j’aurai déjà fait 35h jeudi soir hein. » Son patron part en silence et nous téléphone pour que d’autres employés ne fassent pas la même erreur :

« Ce que Damien n’a pas compris, c’est qu’il s’agit non pas d’une question mais d’une opportunité de faire plus d’heures payées au tarif minimum, un tiers de ces heures ne sont d’ailleurs pas payées mais rendues en jours de repos dès que j’aurai trouvé seize personnes pour gérer mon restau de places.

Je sais que certains diront que c’est de l’esclavage, c’est en fait de la servitude volontaire motivée par la perspective d’une perte de ses droits sociaux les plus basiques. En refusant de faire ce que je voulais, Damien condamne trois de ses collègues à faire 60h par semaine pour les 4 prochaines semaines.

Être un bon employé, ça n’est visiblement pas à la portée de tout le monde.« 

André, le patron de Damien, est plus que déçu mais essaie de rester optimiste :

« ça va être dur mais heureusement, je serai en congé pendant les deux prochaines semaines.« 

Commentaires facebook