Après avoir volontairement oublié de déclarer ses fonctions à L’Ifpass, l’institut de formation des assureurs, le haut-commissaire aux retraites a omis de renoncer à la présidence de Parallaxe. Cet oubli serait dû aux 5 300 euros par mois que le groupe IGS lui versait pour ce poste.Delevoye a également a oublié d’indiquer que, depuis 2016, il siègeait au Conseil d’administration de la fondation SNCF.

Si l’on en croit Le Monde, d’autres oublis volontaires viendraient rallonger la liste… La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a décidé de regarder de plus près le dossier et a « trouvé des milliers d’emplois que monsieur Delevoye a sans doute oublié de signaler.« 

Les migrants hors de cause

Les chiffres sont effarants. Delevoye cumulerait tellement d’emplois que de nombreuses associations en ont profité pour démonter la droite. En effet, si on entend souvent chez le RN que les immigrés volent nos emplois (tout en ne faisant rien), l’affaire Delevoye change tout.

Didier Maurinat, qui travaille dans une association d’aide aux migrants, est en colère :

« Depuis des années c’était lui qui piquait les emplois des français et des françaises. C’est à cause de lui qu’il y a du chômage. Il prend tout, il garde le fric et bosse avec des gens qui sont prêts à condamner des pauvres et des migrants. C’est intolérable. Qui sait combien d’autres volent des emplois dans son entourage ? »

La droite s’interroge

Au RN comme chez LR ou encore LREM, on s’interroge : et si des années de haine étaient infondées ?

Marine Le Pen elle-même doute et a déclaré dans une vidéo postée sur Facebook qu’elle « songe à présenter des excuses. Si ce comportement est commun, qui sait combien de temps nous avons accusé les migrants en espérant que les gens nous enrichiraient. Visiblement, nous nous sommes trompés de cibles.« 

L’affaire Delevoye pourrait faire évoluer les mentalités, une conclusion pour le moins inespérée.

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