Le corps enseignant et les libraires sont unanimes : un musée ou un livre contiendraient beaucoup plus d’information qu’une statue glorifiant un esclavagiste ou un des rares blancs à avoir soutenu l’abolition de l’esclavage. D’après les historiens, il serait même possible que « mettre une statue représentant la libération de personnes c’est plus utile quand on montre lesdites personnes plutôt que, dans le meilleur des cas actuellement, le blanc qui a trouvé que l’esclavage c’était pas tip top.« 

Les puissances coloniales sont donc fortement invitées à réserver des socles de statues pour des personnes ayant eu un impact positif sur l’histoire du pays, ou des vrais symboles d’avancées réelles.

Victor Schœlcher se fait déboulonner en Martinique et à juste titre : dans une région où 100% de la haute autorité est blanche, prétendre qu’un signataire symbolise toute une lutte fait un peu foutage de gueule.

D’après Luc, 34 ans, de Fort-de-France, « c’est pas si dur de dire qu’il y a de vrais symboles qui mériteraient leurs statues et d’autres qui soit ne sont pas aussi importants, soit sont fortement négatifs. C’est pas parce qu’on a pas une statue d’un connard qu’on l’oublie, on a des cours d’histoire, des films, des livres, de la musique pour pas oublier. On veut juste avoir le droit de voir quelque chose et d’être fier de ce qui a été accompli par nos ancêtres.« 

Un avis peu partagé en France métropolitaine où l’on défend qu’une statue, c’est une fierté parce que c’est une statue et pas parce qu’elle représente une avancée positive.

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