[Exclu Francheinfo] Marion Maréchal avait voulu ouvrir une école ultranationaliste, cette fois-ci c’est au tour de LREM d’ouvrir un établissement scolaire lié au parti.

En août prochain, Macron lui-même baptisera le nouveau lycée-CPGE de la république en marche, dont le nom n’a pas encore été choisi.

C’est Gilles Le Gendre qui en prendra la direction, et qui nous a révélé quelques spécificités de cette école pour le moins originale :

« On a pas encore choisi le nom. On hésite entre Pétain, Chirac ou Johnny, ce sont trois grands noms de la dr… que la République en Marche admire. L’école est en cours de construction à Paris-même. Le but, c’est de former la jeunesse selon notre projet d’immobilisme militarisé dans notre grande start-up policière. Nous avons des cours de gestion des forces de l’ordre, beaucoup de communication et des cours de négociation.« 

Jusque là, rien de bien surprenant, LREM n’est pas connue pour faire dans la dentelle et n’hésite pas à user de la force pour faire passer certaines réformes. Là où les choses se compliquent, c’est quand on regarde leur petite brochure :

« Parcours LDBV, » un nom qui interpelle et qui demande bien évidemment des explications.
« C’est le parcours Langue de Bois Vivante ! » nous explique Nathalie, qui enseignera l’économie dans le lycée à la rentrée prochaine.

Elle nous explique également que le nom n’est pas à prendre au sérieux et que « chaque formation a un petit intitulé rigolo, Langue de Bois Vivante c’est en fait pour former des communicants qui pourront expliquer pourquoi un licenciement est une opportunité, que le CAC 40 représente bien le pouvoir d’achat, etc. Attendez, c’est un dictaphone là ?« 

Notre équipe a rapidement fui les lieux, non sans jeter un bref coup d’oeil aux notes écrites sur un tableau. L’école de LREM proposera non seulement de la langue de bois et du mensonge assumé mais également des cours de gestion et d’évasion fiscale dans l’entreprise ainsi qu’un séminaire de « Discours adapté » ayant pour but de « permettre à l’élève d’abaisser la qualité de son discours dans le cadre d’une conversation avec le citoyen moyen ou d’un déplacement dans les territoires d’outre-mer.« 

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