Brexit means Brexit ! C’était la devise du gouvernement il y a quelques mois, juste avant que Brexit se mette à signifier que tout le monde serait mort avant que ça n’arrive. Et que May démissionne. Et que Johnson devienne premier ministre et se rende compte qu’être un clown ne fonctionne pas quand on a des responsabilités réelles.

Depuis le référendum sur le Brexit, le Royaume-Uni est encore plus divisé : d’un côté, l’Ecosse et l’Irlande du Nord, qui ont voté contre (même si le gouvernement d’Irlande du nord a collaboré avec les Tories) et de l’autre, l’Angleterre et le pays de Galles, qui ont voté pour le Brexit même si le pays de Galles aurait entre temps changé d’avis et recommence à discuter d’indépendantisme.

Dans un tel contexte, l’UE a déjà du mal à négocier tout en prenant en compte l’éventualité d’une guerre civile et de la destruction du Royaume-Uni, mais elle doit aussi agir comme si elle ne voulait pas se débarasser de la seule population haïe au moins autant que les français : les anglais.

C’est Juncker lui-même qui a craché le morceau en plein dans la figure de Nigel Farage, du Brexit Party, qui a été décrit comme « l’équivalent politique de se coincer la bite dans la braguette » après une demi-heure à supporter le sourire narquois de Farage :

« Oh et puis vous savez quoi ? Dégagez. Pas tous, juste les anglais. Prenez votre bouffe pourrie, vos dents de cheval, votre fierté coloniale à deux balles, laissez-nous aider l’Ecosse, l’Irlande et le Pays de Galles et cassez-vous. Personne ne vous aime, vous êtes pires que des français. Moi j’ai plus d’idées pour vous faire comprendre subtilement qu’on en a marre de vous mais que vous nous rendez pas la vie simple.« 

Les français n’ont pas vraiment aimé le commentaire mais semblent tout de même accepter la critique puisqu’elle est accompagnée d’une insulte envers nos voisins anglais, si bien qu’à gauche comme à droite, on grince des dents « mais on ne condamne pas.« 

Commentaires facebook