Le président ne risque pas de remonter dans les sondages après sa dernière remarque à Amiens : 

« En tant que chef de l’Etat, c’est ma responsabilité première de faire avancer ce pays et de le réformer. J’entends continuer à réformer, mais lorsque je vois que les réformes en question sont critiquées malgré leur potentiel, lorsque je vois que ceux qui gagnent le moins veulent gagner plus que ceux qui triment pour gagner un salaire à peine honnête, je ne suis pas loin de perdre la foi. De perdre foi en ce pays, en nos institutions, en nos valeurs, en notre unité, en votre volonté de payer des impôts utilement. 

C’est complexe, j’en suis conscient et je comprends que cette complexité m’ait permis d’obtenir un soutien du centre-droite tout comme je comprends qu’elle rende certains d’entre vous confus.

Mais ce n’est guère plus complexe que l’entêtement de certains à vouloir toujours plus lorsqu’ils n’ont rien. Il est facile de tout vouloir lorsqu’on n’a rien, et il est facile de croire que l’argent fait tout. Vous ne voulez pas de l’argent, vous voulez du travail, vous ne voulez pas de l’argent, vous voulez une maison dont on ne vous expulse pas. Vous ne voulez pas une taxe carburant, vous voulez du carburant propre. Vous ne voulez pas la fin du capitalisme, vous voulez un bon salaire. Je l’ai compris. Mais quand on veut tout ça, on descend dans la rue pour la traverser et aller bosser avec de l’expérience et des diplômes.« 

Le président voulait motiver les ex-salariés de Whirlpool, il a échoué. Comme à son habitude, il a fustigé les classes populaires et les chomeurs alors que « nous on lui demandait juste s’il y avait de l’espoir pour nous » explique Josianne, 51 ans, ex-employée, « moi j’ai passé l’âge de trouver un travail facilement. On ne me prendra pas pour une formation, le chômage ça ne me suffira pas pour vivre, j’ai des enfants qui font leurs études et doivent payer des frais parce que le CROUS nous aide pas, un logement à payer, des factures qui augmentent chaque année sans que mon salaire suive. Je fais quoi, hein ?« 

Macron peut-il se racheter ? Difficile à dire. Si sa popularité reste plus ou moins stable, elle n’est pas bien haute et a souffert de ses commentaires et de ses prises de positions.

Pour le président, les prochaines élections s’annoncent tout sauf gagnées d’avance s’il n’arrive pas à convaincre la classe populaire qu’il peut améliorer le niveau de vie des français et des françaises.

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