Deux enquêtes, administratives et internes, ont également été ouvertes après la diffusion d’images montrant un manifestant blessé et à terre, frappé par un policier.

Les images ont fait le tour des réseaux sociaux. On y voit un homme au sol, dont le visage est couvert de sang, être maîtrisé par un policier qui lui assène plusieurs coups. Les faits se sont déroulés ce samedi, près de la gare de l’Est à Paris, en marge de la manifestation contre la réforme des retraites.  

Accusant le manifestant de violences volontaires, trois membres des brigades de répression de l’action violente motorisées (BRAV) ont porté plainte contre lui, révèle BFMTV ce lundi, expliquant que l’homme s’était violemment opposé à l’arrestation d’une autre personne présente dans le cortège. C’est pour cette raison qu’il a été interpellé et placé en garde-à-vue. Il n’a, pour l’instant, pas déposé plainte, précise le média.  

Une vidéo « sortie de son contexte »

La scène filmée et diffusée sur Twitter a également conduit à l’ouverture de deux enquêtes en moins de 24 heures : l’une administrative diligentée par le service d’évaluation et de contrôle, et l’autre, judiciaire, lancée par la préfecture de Paris et le parquet de Paris pour « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique » et confiée à l’IGPN, la police et des polices. 

Défendant le policier ayant interpellé le manifestant, le syndicat de police Alliance a appelé à ne « pas faire de procès d’intention » et à « appliquer les règles de droit ». Son secrétaire national, Stanislas Gaudon, s’est indigné auprès de l’AFP d’une vidéo « sortie de son contexte », en assurant que le manifestant faisait partie « d’un attroupement violent avec arme ». 

Source : L’Express

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