Photograph: Sebastian Willnow/AFP/Getty Images

Une découverte qui plait aux partis conservateurs du monde entier : celle d’un homme de Néandertal extrêmement bien conservé dans le nord de l’Allemagne.

Si trouver un squelette ou un corps d’homo neanderthalensis n’est pas rare, le cas de Grük Zmür (nom choisi par Anja Haberer, qui l’a découvert) est unique puisqu’il a été retrouvé entouré de tablettes gravées et peintes. Avec l’aide de Genevieve von Petzinger, paléoanthropologue célèbre pour ses travaux sur l’ubiquité de certains symboles dans des habitats préhistoriques, Haberer a pu traduire, ou du moins expliciter les concepts dessinés sur certaines de ces tablettes.

Le résultat est inquiétant :

« Homo Neanderthalensis avait très peur de quelque chose que Grük décrit comme ‘carré, blé, blé, symbole vagin à l’envers, croix’ ce que l’on peut traduire par ‘civilisés cultiver mieux et avoir nos femmes, nous plus là’, en d’autres termes, un grand remplacement.« 

Grük, explique Anja Haberer, avait peur d’un métissage progressif et d’une substitution du Néandertal pas Homo Sapiens. Grand bien lui fasse, sans ce mélange, l’humain aurait pu disparaitre ou évoluer dans une direction complètement différente puisqu’il y a 40000 ans, l’humain faisait face à des épidémies et à un changement climatique rapide. C’est ce mélange et cette lente transition vers une espèce plus diversifiée génétiquement qui a permis le développement de gènes sans lesquels nous n’aurions pas survécu.

Pour Grük, l’inceste était la seule alternative

Genevieve von Petzinger nous a également expliqué le contenu d’une tablette sur laquelle elle travaille depuis quelques semaines.

« Ici, on voit bien deux mains, une flèche, une troisième main, et une autre flèche qui remonte de la troisième main vers la première en haut à gauche. Comme une récurrence dans l’arbre généalogique.« 

La solution de Grük n’est donc pas éloignée de celles envisagées par certains Proud Boys des USA : l’inceste. L’entre-soi pour préserver des chromosomes prétendument supérieurs, au risque d’avoir des enfants atteints de maladies génétiques.

« Grük semble être mort seul, nous n’avons trouvé que peu d’éléments attestant d’éventuelles relations, même amicales, avec d’autres gens, hormis sa femme et sa fille, toutes deux parties vivre leur vie dans un village à cent kilomètres de la grotte de Grük. »

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